Jean Pierre Nergararian

L’intérêt et la passion pour la musique arménienne ont amené Jean-Pierre Nergararian depuis quatre décennies à développer le style et la virtuosité requis pour le kamantcha, se référant au célèbre maître d’Arménie, Hratchia Mouradian. Cette relation entre maître et disciple contribua à l’intègre investissement de Jean-Pierre Nergararian pour le kamantcha, et au dela, par la création du premier ensemble de musique traditionnelle, "Sayat Nova", puis l’actuel ensemble "Djivani" datant de 1983.

Technique, sensibilité, virtuosité témoignent du talent de Jean-Pierre Nergararian, interprète intemporel et idéaliste du kamantcha dont il a voulu magnifier la résonnance, sonorité que le célèbre troubadour Sayat Nova affectionnait tout particulièrement en lui attribuant toutes sortes de vertus.

Jean -Pierre Nergararian reflète majestueusement la dignité qu’un instrument icône tel que le kamantcha doit pouvoir exprimer.

Jean-Pierre Nergararian


Instruments :
Kamantcha



Bien que né à Paris, Berdj Kouyoumdjian a toujours été bercé par la musique orientale au sein de sa famille (musique arménienne et d'Asie Mineure, musique arabe égyptienne et libanaise, voix de son père s'accompagnant au oud).

Oud....Le mot magique est prononcé. Le timbre chaud et envoûtant de cet instrument ne le lâchera plus des années durant, puisqu'en dépit d'une passion toujours présente pour la guitare flamenca, il se tournera vers le oud dès 1983 et deviendra le oudiste de l'ensemble Djivani (ex-Ensemble de Musique Traditionnelle Arménienne Jean-Pierre Nergararian ). Son oud historique de 1895 est signé Manol, célébrissime luthier d'Istanbul. Il lui a été légué par un talentueux oudiste au seuil de sa mort, Alphonse Kassapian. Cet instrument aurait appartenu au grand Hrant Kenkulian, plus connu sous le nom de Oudi Hrant, oudiste compositeur aveugle vivant à Istanbul.

Le jeu instrumental de Berdj Kouyoumdjian est la technique ancienne qui lui a été enseignée, lors d'un bref séjour à Erevan, par le regretté Stepan Mamoyan, oudiste de l'ensemble "Chants et Danses d'Arménie" de Tatoul Altounian.

C'est donc avec une certaine émotion à la fois pour cet instrument fabuleux et pour la particularité de cette technique que Berdj Kouyoumdjian fait revivre son oud au sein de l'ensemble Djivani.

Berdj Kouyoumdjian


Instruments :
Oud



Aïda Nergararian a développé au Kanone un jeu souple, virtuose, non académique, incluant de nombreuses influences orientales diverses. Particulièrement sensibilisée aux musiques de l’Asie Mineure, elle s’est orientée vers des répertoires originaux teintés d’orientalisme. Loin de s’enfermer dans des styles figés, ses sources d’inspirations voyagent entre l’Anatolie et le Caucase. Membre depuis plus de trente ans de l’Ensemble de Musique Traditionnelle Arménienne, Djivani » (JP Nergararian), elle excelle dans des répertoires aussi variés qu’inattendus. Elle revendique vigoureusement son non cursus, et proclame son "autodidactie" qui lui a permis une large approche spontanée de divers répertoires et improvisations hors des carcans institués.

Après avoir longtemps travaillé les répertoires d’Arménie, elle s’intéresse aussi aux expressions plus anciennes des vieux modes de l’Arménie Mineure, aux intonations modales, souvent écrites et jouées par des compositeurs arméniens d’Anatolie, interprétations toujours en cours actuellement, notamment par les joueurs de kanun et de oud, pour ce qui est des instruments joués par les Arméniens de ces régions, descendants de cette lignée très ancienne. Il est à noter que le kanun, en Arménie, a été "amputé" de ses nombreuses manettes, ne lui en laissant que deux par note sur toute son étendue, lui soustrayant ainsi la possibilité des micro-intervalles des gammes modales d’orient. Il est donc devenu un instrument tempéré, alors qu’ailleurs, il a été préservé dans toute son intégrité. Toutefois, en Arménie, les ensembles dits "de musique traditionnelle" ont eu et ont toujours des virtuoses de grand niveau, aussi bien au kanun qu’au oud, mais ciblant une motivation à résonnance plus proche de l’occident. Aïda Nergararian a donc souhaité rétablir ce dilemme, et se tourner vers le kanun selon l’origine de celui-ci, et en abordant une exploitation plus généraliste.......

 

 

 

 

Photo  haut de page : Françoise Habert ; "nOir Opale"

 

                                                                                                                               

                                                               

 

 

 

 

Aïda Nergararian


Instruments :
kanone kanun



La voix des achoughs...
Si troubadours, goussans, achoughs s’étaient concertés pour le choix d’une voix, ils auraient probablement opté pour celle de Siranouche Hourdan, tant elle exprime leurs traditions mélodiques.
Interprétant des textes parfois complexes, elle exprime de façon remarquable l’émotion vocale de l’illustre troubadour Sayat Nova. Sa façon personnelle de transmettre le climat de l’époque à travers la poésie, représente une recherche et une démarche artistique averties.
Née à Istanbul, dès son arrivée à Paris, adolescente, Siranouche Hourdan se donne l’objectif d’exprimer le chant populaire du patrimoine traditionnel arménien.
Siranouche Hourdan fut et demeure l’unique chanteuse de l’ex- Ensemble Sayat Nova auprès de Jean-Pierre Nergararian, formation qui a revêtu depuis plus de vingt ans le nom de Djivani.

Siranouche Hourdan


Instruments :
Chant



Au cours de diverses pérégrinations musicales, Philippe Chahbazian s’est construit une personnalité artistique on ne peut plus originale... Dès son plus jeune âge, il étudie la flûte classique puis s’oriente tout naturellement vers des horizons orientaux bien plus oniriques. Depuis plus de 30 ans il se passionne pour le shêvi et le peloul, d’humbles flûtes pastorales arméniennes, à travers lesquelles sa virtuosité lui permet de vagabonder dans des univers allant du Caucase à l’Anatolie.

S’inspirant des diverses cultures ayant modelé l’âme de la musique arménienne, il se complait dans des répertoires arméniens orientalisés tels les achoughs (troubadours  amoureux) ou bergers dont les pastorales et improvisations ne cessent de l’inspirer.

Depuis 1982, membre de l’Ensemble de Musique Traditionnelle Arménienne DJIVANI (ex-Nergararian), cette solide formation lui a permis de développer un jeu à la fois souple et harmonieux, reflet de certains paysages dont la ligne d’horizon serait toujours un peu plus lointaine...

Philippe Chahbazian


Instruments :
Ploul shevi doudouk zourna parkapzouk



Vartan Arslanyan jouant du oudVartan Arslanyan a vécu toute sa jeunesse à Istanbul, ayant grandi dans un environnement musical familial fort riche, il fut bercé au timbre du oud et du saz.

Oriental de coeur, il a su apporter par ces deux instruments une touche originale à la musique arménienne.

Membre depuis bientôt trente ans de l’Ensemble de Musique Traditionnelle Arménienne Djivani (ex.Nergararian) il a pu développer au saz un répertoire original et lui donner sa vraie dimension, celle d’un instrument qui, du Caucase à l’Anatolie, véhicule l’âme d’une musique populaire authentique.

Aux confins de cultures diverses, le saz, instrument par excellence des achoughs (troubadours amoureux), donne une toute autre couleur aux mélodies arméniennes. Vartan Arslanyan exprime au saz une nostalgie toute particulière et  au oud, une force talentueuse, en transmettant un évident bonheur à jouer de cet instrument si représentatif de l’orient.

Vartan Arslanyan


Instruments :
Oud Saz



Après avoir eu une solide formation en percussion arménienne, le dhol, auprès des plus grands maîtres d’Arménie, et l’avoir pratiqué de nombreuses années avec virtuosité, Rostom Khachikian a mis son talent, sa passion et toute son énergie dans l’emblématique doudouk.
Au cours de multiples voyages en Arménie, il a côtoyé les plus grands virtuoses de ce difficile instrument. Peu de musiciens ont pu comme lui percer le mystère du doudouk. Grâce à une abnégation journalière, il excelle en virtuosité, aussi bien qu’en sensibilité.

Suivant les traces des anciens et des contemporains d’Arménie, Rostom Khachikian tient tout particulièrement à respecter l’éthique  de cet instrument. En alliant l’esprit des anciens à des répertoires originaux et plus modernes, il fait honneur à ses maîtres d’Arménie.

En Arménie, il a travaillé divers répertoires du doudouk, particulièrement ceux des enterrements, des mariages, des moughams (improvisations caucasiennes diverses) ainsi que des suites instrumentales traditionnelles rythmiques.Véritable soliste sans concession aucune, il représente une des valeurs les plus sûres de cet instrument en France. Il a participé à de nombreux enregistrements de musique de films avec entre autres Simon Abkarian, Robert Guédikian, Robert Kéchichian, ainsi qu’à des formations musicales diverses, allant de la world musique au jazz, la chanson française (dernier album de Pierre Perret) en passant par le spectacle d’art vivant,  grâce notamment à Frédéric Manoukian. Sa réputation n’étant plus à faire, il se met au service de nombreux créateurs de talents de son époque.

Rostom Khachikian fait partie de l’Ensemble Djivani (ex.Nergararian) depuis les années 1988.

Rostom Khachikian


Instruments :
Doudouk



Longtemps danseur dans un des plus anciens ensembles de la capitale, après un dernier rond de jambe, quittant les planches de la danse arménienne, c’est tout naturellement que Eric Ricci-Kismichian se tourne vers la musique, choisissant avec enthousiasme d'être le nouveau percussionniste de l’Ensemble Djivani.

Il décide aussi de parfaire son expérience à une autre percussion, le dap, et devient quelques temps, disciple d’un éminent maître iranien. Instrument bien plus ancien que le dehole, de puissance moindre, et de sonorité plus douce et nuancée, idéal pour accompagner les chants des achoughs, Eric Ricci-Kismichian aime aussi soutenir les rythmes raffinés avec le dap. Musicien confirmé, il fait partie depuis 1998, de l’Ensemble Djivani.

Eric Ricci-Kismichian


Instruments :
dehole dap